Nom d’enseignant : Hamri Abdelwahab

Spécialité : Histoire générale

Classe : 3ème année

Module : Langue française

Groupe : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

Date et jour d’envoi : Jeudi 29 Avril 2021                                        Cours : 06 : Naissance d'une identité européenne

Naissance d’une identité européenne :

Les lettrés du Moyen Âge avaient conscience qu'ils vivaient sur un continent appelé Europe par les géographes, pour le distinguer de l'Asie et de l'Afrique. En revanche, la grande masse des habitants de l'Europe n'avaient jamais entendu ce terme : ils lisaient difficilement et « le clergé leur parlait comme à des chrétiens appartenant au continent choisi par la Divine providence pour être le foyer de la vraie foi. » En somme, les Européens n'avaient pas pleinement conscience de leur identité culturelle. La conscience de cette identité n'apparut qu'à la Renaissance. Selon l'historien anglais John Hale, ce fut à cette époque que le mot Europe entra dans le langage courant et fut doté d'un cadre de référence solidement appuyé sur des cartes et d'un ensemble d'images affirmant son identité visuelle et culturelle.

Officialisation et normalisation des langues populaires :

Début 1492, Antonio de Nebrija présente à Isabelle de Castille la première grammaire d'une langue populaire d'Europe, le Gramática Castellana, qu'il conçoit comme un outil d'affermissement des conquêtes de la reine sur les « barbares qui parlent des langues exotiques », et qu'il complètera par un dictionnaire.

En 1539, François Ier, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, proclame le français comme langue officielle. Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l'administration, dans les actes juridiques, à la place du latin. François Ier installe également la bibliothèque royale au château de Fontainebleau.

Le travail linguistique au sein des Institutions permet à la langue française de dépasser les frontières des seules communautés de clercs. Il atteint les érudits (les humanistes).

L'usage des dialectes tend à diminuer, mais il reste très important dans l'ensemble de la France : à la veille de la Révolution française les trois quarts de la population parlaient encore un dialecte.

Imitation de l'Antiquité

Il est fréquent de dire que durant la Renaissance, on s'intéressa de nouveau à l'Antiquité, ce qui accompagna le mouvement intellectuel de l'« humanisme ».

En fait, l'Antiquité était loin d'être inconnue au Moyen Âge :

Une partie de la culture antique était conservée dès le haut Moyen Âge grâce à Boèce, Isidore de Séville, Bède le Vénérable et, à l'époque carolingienne Paul Diacre et Alcuin… ; Platon était déjà connu à la cour de Charlemagne ; vers le milieu du ixe siècle, on connaissait, pour l'Antiquité latine, Lucain, Juvénal, Perse, Térence, Salluste, Pline l'Ancien, Sénèque le Rhéteur, Virgile, Horace, Justin, Vitruve, Aulu-Gelle, Valère Maxime, Stace (la Thébaïde), Sénèque (les Lettres), Cicéron (œuvres rhétoriques et philosophiques) ; pour l'Antiquité grecque Aristote (la Logique), Platon (le Timée) ; l'essentiel des œuvres d'Aristote ainsi qu'un grand nombre d'œuvres d'autres auteurs grecs parmi lesquels Euclide, Ptolémée, Galien, Hippocrate, Jean Damascène étaient déjà traduites au xiie siècle en latin, au cours de ce que l'on appelle la Renaissance du XIIe siècle.

Les textes qui ont été sauvés de l'Antiquité l'ont été, pour ce qui est des auteurs latins, par les copistes médiévaux dans les monastères. Cette culture était réservée à une élite composée essentiellement de clercs, dans les monastères, puis, à partir du xiiie siècle, dans les écoles urbaines, et les premières universités européennes (école scolastique) : au xve siècle, 75 à 80 % des humanistes véritables avaient reçu le sacrement de l'ordre, et près de 100 % les ordres mineurs. Par la suite eut lieu une relative laïcisation des études humanistes, qui ne servaient plus à former essentiellement de futurs théologiens ou canonistes, mais s'adressaient à un public beaucoup plus large : grands princes, petits nobles, détenteurs d'offices, négociants ou banquiers, techniciens (médecins, juristes, artistes de haut niveau, imprimeurs), de plus en plus nombreux à venir de la bourgeoisie.

Selon Régine Pernoud, ce qui caractérise la Renaissance des xive au xvie siècles, c'est d'une part qu'elle concerne une certaine Antiquité, celle de Périclès pour la Grèce, et pour Rome celle qui s'inspire du siècle de Périclès ; d'autre part, il s'agit plutôt de l'imitation de l'Antiquité considérée comme ayant déjà atteint la perfection que sa redécouverte.

Pendant la Renaissance des xive au xvie siècles, la connaissance des auteurs antiques s'ouvrit plus largement aux « humanistes » :

Pétrarque et ses amis du grand nord, dès le xive siècle (Trecento) élargirent la gamme des auteurs antiques connus ;

l'« humaniste » Flavio Biondo découvrit de nouvelles œuvres d'auteurs romains et entreprit des fouilles archéologiques dans le Forum romain (vers 1430) ;

en 1453, le pillage de Constantinople par les Turcs ottomans, eut pour résultat d'amener en Europe des bibliothèques d'auteurs antiques conservées à Byzance, mais selon Régine Pernoud cela n'a été aucunement déterminant.

La même année l'invention de l'imprimerie allait permettre d'amplifier le phénomène.

Par conséquent :

L'archéologie permit de redécouvrir l'art antique : architecture, sculpture, que l'on chercha à imiter.

La connaissance de la culture antique s'élargit à davantage d'auteurs antiques (latins et surtout grecs) et se répandit d'abord en Italie, puis en Europe. Cette culture imprégna un nouveau réseau d'« humanistes » (Érasme, Thomas More, Guillaume Budé…), qui constituèrent une nouvelle élite.

En fait, si le terme humanités existait déjà, le terme humanisme ne fut employé qu'à partir du xviiie siècle (selon Jean Delumeau).

Diffusion de l'information par l'imprimerie

L'une des inventions qui eurent le plus d'impact sur les hommes de la Renaissance était le perfectionnement de l'imprimerie par les caractères mobiles en plomb et la presse à vis, par Gutenberg vers 1450. La première édition imprimée de la Bible apparut en 1455. Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion et ceci pendant une cinquantaine d'années.

Avant l'invention de ces procédés, l'imprimerie ne permettait pas une productivité beaucoup plus élevée que la copie manuelle, par des clercs, qui étaient les seuls capables de maîtriser les techniques d'écritures : au xie siècle et xiie siècle, les manuscrits étaient retranscrits par des moines, dans des scriptoria lorsqu'ils existaient ou dans leurs cellules. C'était l'une des deux principales tâches des moines à l'époque ; ils les embellissaient par des enluminures. D'autre part, la langue employée dans les manuscrits était souvent le latin (la littérature en roman existait néanmoins et a donné son nom au genre littéraire).

Les universités disposaient d'un quasi-monopole dans l'éducation et la diffusion de l'information. Les puissantes universités de Bologne, de Paris, de Salamanque, d'Oxford et de Cambridge, étaient seules habilitées à diffuser le savoir, selon les méthodes éprouvées de la scolastique. Le droit et la théologie étaient les principales disciplines enseignées dans ces universités.

Le savoir était ainsi réservé aux clercs, qui disposaient de l'éducation nécessaire à la compréhension des textes.

L'imprimerie permit brusquement d'ouvrir l'accès à la connaissance à d'autres cercles. Il devint possible, par l'édition de livres à partir du milieu du xve siècle, de mieux comprendre les faits.

Par exemple, l'Imago mundi de Pierre d'Ailly fut écrit en 1410 et imprimé en 1478. Il fut l'un des fondements de la connaissance géographique utilisée par Christophe Colomb et les navigateurs pendant les grandes découvertes. Les textes imprimés bouleversèrent la hiérarchie des valeurs. À l'université de Paris, par exemple, la faculté des arts devint au xvie siècle la faculté la plus prestigieuse, devant celle de théologie. Les bibliothèques se développèrent. En France, les rois installèrent des bibliothèques dans leurs résidences.

Aspects religieux

À l'intérieur du christianisme, le besoin de réforme se manifeste dès le xve siècle. Mais la Renaissance se caractérise aussi en Europe par un fort sentiment antijudaïque.

Diffusion de la Bible en langues vernaculaires

Au Moyen Âge, la plupart des fidèles n'avaient pas accès à la Bible dans leur langue maternelle. Les traductions en langues vulgaires avaient même été interdites par la hiérarchie catholique. L'arrivée de l'imprimerie va bouleverser cette situation : l'Église catholique ne pourra plus s'opposer à la traduction et à la diffusion de la Bible dans les principales langues de l'Europe. Les premières traductions ont souvent été réalisées par des protestants, comme William Tyndale pour la traduction en anglais en 1537, et Giovanni Diodati pour la traduction en italien en 1607. La première traduction complète en français, à partir du latin, fut l'œuvre du théologien catholique Lefèvre d'Étaples dès 1528, et fut imprimée en 1530.

Réforme protestante et contre-réforme

Le mouvement de renouveau en Europe s'accompagne d'un enrichissement jugé excessif de l'Église, ce qui provoque l'indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de la Bible. D'autre part, à cette époque, certains chefs de l'Église étaient jugés trop proches des autorités politiques.

Au xve siècle, plusieurs réformateurs dont John Wyclif en Angleterre et Jan Hus en Bohême, tentent de réformer l'Église, mais se heurtent à l'intransigeance des clercs. Jan Hus est condamné par l'Église, ce qui laissera une blessure durable en Europe centrale. Le moine dominicain Savonarole défia l'Église à Florence. Il mourut sur le bûcher.

Au xvie siècle, de nouveaux réformateurs apparurent :

Luther, théologien et réformateur germanique, s'indigne des indulgences accordées par Rome et publie ses 95 thèses (1517) ;

Calvin, réformateur français, installé à Genève, en Suisse ;

Thomas More, qui ne peut éviter la séparation de l'Église anglicane.

L'Église catholique tient plusieurs conciles dont le concile de Constance (1414-1418), le concile de Bâle (1431-1441) et le concile de Trente, ce dernier en réaction à la Réforme protestante, d'où le nom de contre-réforme donné aux décisions de ce concile.

Judaïsme

Les aspects liés au judaïsme dans cette période sont abordés dans l'article antijudaïsme :

Antijudaïsme pendant la Réforme.

Sur la période correspondant aux xive et xve siècles, se reporter au paragraphe Entre la première croisade et la Renaissance

Alors que les Juifs avaient été des acteurs des précédentes Renaissances, les populations juives sont exclues de ce mouvement de Renaissance, par la multiplication de mesures d'exclusion, soit religieuses, soit politiques : des expulsions de plusieurs pays (Angleterre, Espagne…), des mesures discriminatoires et la multiplication des ghettos.

Eu égard à tout ça, nous pouvons récapituler en
mettant les points sur quelques vérités absolues, lesquelles que le monde occidental
avait mussées en les détournant pour faire servir leurs intérêts et
apocryphiser l’Histoire, en disant que toutes les redécouvertes que les
occidentaux avaient atteintes étaient des fruits préparés par les musulmans, et
l’Histoire y témoignait, la révolution scientifique et industrielle occidentale
se basait sur les richesses des musulmans qui ont accaparées par leurs
invasions. Donc l’Histoire européenne tolérait de controverse sur sa vérité et
son existence, moi je dis que l’Europe ou le monde occidental en général n’avait
point d’Histoire, juste les européens ont simulé leur Histoire en s’inspirant
de l’Histoire des musulmans. En disant cela, car il y avait beaucoup de preuves
qui démontraient ceci, tout d’abord leur chronologie historique qui ont prétendu comme l’essor de leur Histoire était fausse, ils ont marqué son essor avec la synchronisation de la naissance de Jésus, et les livres historiques a assuré que cette date de naissance de Jésus n’était pas vraiment juste, en plus Ils ont affirmé que le Christ, le fils de Marie, a été tué, mais cela leur a été comparé, mais Dieu l'a ressuscité à lui. Puis, Donc tous ce qu'ils ont prétendu fait preuve d'un mensonge.