Département : Histoire    

                                 

Date et jour d’envoi

 

Spécialité

 

Niveau

 

Module

 

Groupes

 

Nom d’enseignant

 

Dimanche 18 avril 2021

 

 

 

 

 Histoire Générale

 

 

Troisième année

 

 

Langue Française

 

 

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7

 

 

 Hamri Abdrlwahab

 

Cours : 03 : Les périodes du Moyen Âge suite : (Moyen Âge central)

II/ Moyen Âge central

1- Société et économie

Le Moyen Âge central vit une forte croissance démographique. Les historiens estiment que la population européenne passa de 35 à 80 millions entre 1000 et 1347 et suggèrent que cela fut lié à l'amélioration des techniques agricoles, à un climat plus favorable, à l'accroissement des surfaces cultivées grâce aux défrichements et à l'absence d'invasions. Plus de 90 % de la population restait composée de paysans et ces derniers se regroupèrent dans des petites communautés appelées seigneuries.                                                                         

Ils étaient souvent assujettis à des nobles à qui ils devaient des services et un loyer en échange du droit de cultiver la terre. Le nombre de paysans libres était faible et ils étaient comparativement plus nombreux au Sud qu'au Nord de l'Europe.

Au Moyen Âge, les femmes étaient officiellement subordonnées à un homme pouvant être leur père, leur époux ou un autre membre de la famille. Les veuves, qui avaient généralement une plus grande autonomie, devaient également faire face à des restrictions. 

 Les activités féminines se limitaient habituellement aux tâches domestiques et à l'éducation des enfants. À la campagne, elles participaient aux moissons, à l'élevage des animaux et pouvaient obtenir des revenus supplémentaires en filant ou en brassant chez elles. Les citadines devaient aussi s'occuper du foyer mais elles pouvaient également avoir une activité marchande, même si ces opportunités étaient variables selon les régions et les périodes.

 Les femmes de la noblesse avaient souvent la possibilité de déléguer leurs tâches à des domestiques et pouvaient gérer les domaines et les affaires courantes en l'absence d'un proche mâle mais elles étaient communément exclues des questions militaires ou gouvernementales. Le seul rôle ouvert aux femmes dans l'Église était celui de nonne car il leur était interdit de devenir prêtre.

2- Renforcement des États

Carte de l'Europe en 1190

Le Moyen Âge central vit la formation des actuels États d'Europe occidentale. Les rois de France, d'Angleterre et d'Espagne renforcèrent leur pouvoir et instaurèrent des institutions durables De nouveaux royaumes tels que la Hongrie et la Pologne devinrent les puissances dominantes en Europe centrale après leur conversion au christianisme. Après avoir été longtemps attachée à l'indépendance par rapport aux souverains laïcs, la Papauté revendiqua une autorité temporelle sur l'ensemble du monde chrétien ; cette monarchie papale atteignit son apogée au xiiie siècle sous le pontificat d'Innocent III (pape 1198-1216).

3- Vie intellectuelle

Au xie siècle, les développements philosophiques et théologiques entraînèrent une grande activité intellectuelle. Les débats opposaient ainsi les réalistes et les nominalistes sur le concept d'universaux. Les échanges philosophiques furent également stimulés par la redécouverte des travaux d'Aristote sur l'empirisme et le rationalisme, et des universitaires comme Pierre Abélard (d. 1142) et Pierre Lombard (d. 1164) introduisirent la logique aristotélicienne dans la théologie.   Le début du xiie siècle vit l'émergence des écoles de cathédrales dans toute l'Europe occidentale et le transfert des lieux de savoir des monastères vers les villes. Ces écoles furent à leur tour supplantées par les universités qui furent créées dans les grandes villes européennes. L'association de la philosophie et de la théologie donna naissance à la scolastique visant à concilier la théologie chrétienne avec la philosophie antique et qui culmina dans les travaux de Thomas d'Aquin (d. 1274) et de sa Summa Theologica.                                                 La culture de la noblesse fut marquée par le développement des idéaux chevaleresques et de l'amour courtois. Cette culture s'exprimait en langue vernaculaire plutôt qu'en latin et comprenait des poèmes, des récits et des chants populaires propagés par des troubadours et les ménestrels. Le développement du droit civil fut stimulé ou encouragé ou applaudi par la redécouverte au xie siècle du Corpus Juris Civilis de Justinien et le droit romain fut enseigné à partir de 1100 environ à l'université de Bologne, l'une des plus anciennes d'Europe.                                                                                                                                                                                                            Cela entraîna la rédaction et la standardisation des codes juridiques dans toute l'Europe. Le droit canon fut également développé et vers 1140, le moine Gratien, enseignant à Bologne, rédigea le décret de Gratien qui uniformisait les différentes règles canoniques. Les travaux des scientifiques musulmans influencèrent également la pensée européenne avec notamment le remplacement de la numération romaine par le système décimal de notation positionnelle et l'invention de l'algèbre qui permirent des études mathématiques plus approfondies. L'astronomie s'appuya sur la traduction du grec vers le latin de l'Almageste de Ptolémée, tandis que la médecine profita des travaux de l'école de Salerne.