En médecine, l'étiologie (ou étiopathogénie) est l'étude des causes et des facteurs d'une maladie. L'étiologie définit l'origine d'une pathologie en fonction des manifestations cliniques.
1-Relations inter individuelles
L’exercice, la recherche du pouvoir marque la plupart des relations entre les individus.
L’animal et l’homme primitif, ont trois besoins vitaux : boire, manger, se reproduire.
Pour l’animal : un territoire, dans lequel les rivaux sont évincés, et la séduction de plusieurs femelles.
La gratification : Chez l’homme le développement du cerveau (langage, mémoire à long terme, automatismes supérieurs, conscience, intelligence) va assurer une suprématie définitive sur l’animal. Dans cette quête, force physique et intelligence font que le nomadisme cède à la sédentarité, à la « propriété », que l’« homme » n’aura de cesse d’accroître et de défendre .La notion de gratification, qui, chez l’animal, se limite à la satisfaction des besoins vitaux.
L’histoire de la Genèse
— Des civilisations vont marquer l’histoire : Egypte, Grèce, Rome. Le processus est toujours le même : quelques chefs, entourés d’adjoints disciplinés sont servis par des multitudes d’esclaves et de soldats. Le développement de la pensée amène l’histoire de la Genèse qui commence par la Faute Originelle d’Adam et sa conduite aux frontières du Paradis.
L’ère industrielle
— Au 19e s., c’est l’ère industrielle. De nouveaux dominants : les patrons, une classe nouvelle : les ouvriers Révolution de 1848, second empire, Ceux qui ne sont pas fusillés sont envoyés dans les colonies pour servir les colons qui exploitent l’Afrique (esclavage aboli en 1848, émergence du racisme). Ces nouveaux dominants, les capitalistes, ont un dieu : l’argent
La psychologie animale (appelée psychologie comparée dans les pays anglophones) a comme objectif l'étude scientifique du comportement des animaux, de leurs capacités d'apprentissage et de leur intelligence. Son ambition principale est de repérer les différences et les ressemblances existant entre les différentes espèces animales ainsi qu'entre l'animal et l'homme
L’empathie : Dans l'étude des relations interindividuelles, l'empathie est donc différente des notions de sympathie, de compassion, d'altruisme ou de contagion émotionnelle qui peuvent en découler. Après une période où la « science » a mis en avant l'instinct animal, Konrad Lorenz a expérimentalement montré comment des animaux tels que les oiseaux sont marqués après la naissance par l'imitation du « modèle parental » ou de ce qui en tient lieu .
L’empathie animale : D'autres auteurs ont ensuite estimé que l'empathie vient naturellement aux humains mais aussi à des animaux dits « évolués » (mammifères sociaux tels que les éléphants, chimpanzés, bonobos, singes capucins, mais aussi des mammifères marins tels que les dauphins, les baleines) qui, selon de nombreux témoignages, peuvent s'entraider voire se mobiliser pour sauver la vie de congénères.
La dominance humaine et animale
De nos jours, la dominance est commune à travers : pouvoirs, argent, savoirs, traditions (familiales, religieuses, politiques), gratifications diverses, sans oublier : célébrité, gloire ; L’organisation sociale chez les animaux implique des relations de dominance-subordination qui résolvent les conflits.
Le comportement de l animal domestique et les techniques modernes d élevage :
Les techniques modernes de productions animales intègrent les progrès des connaissances sur la biologie de la nutrition, de la reproduction, sur l hygiène et les exigences socio-économiques de prix de revient, de conditions de travail, de relation à l environnement. Mais l animal, qui en est l objet et le but, est aussi acteur de la production : il n est pas un organisme passif de transformation des aliments, il intervient activement.
Amélioration des méthodes d élevage
La connaissance du comportement des espèces domestiques permet de déterminer objectivement les besoins fondamentaux des animaux et leurs capacités naturelles d’adaptations, et, par là, d améliorer les méthodes d élevage ou de proposer des techniques nouvelles.
Le comportement maternel
— La relation mère-jeune Les jeunes de presque toutes les espèces domestiques atteignent à la naissance un stade de développement leur permettant une autonomie motrice précoce. Le comportement maternel s y exprime par un lien sélectif, dont l importance est la plus grande chez les mammifères, puisque la survie dépend de l allaitement.
Mécanismes du comportement
— Cependant, des liens sélectifs maintiennent la cohésion du groupe et accroissent la tolérance mutuelle. La sélection sur des critères de production fait évoluer les caractéristiques comportementales vers une adaptation plus facile aux contraintes de l élevage. ensuite il ya les possibilités offertes par l évolution des races et la sélection.
Mécanismes d organisations : La connaissance du comportement peut contribuer à la mise au point de techniques nouvelles ou améliorées prenant en compte l adaptation et le bien-être des animaux domestiques.
a/Le comportement maternel repose essentiellement sur une reconnaissance olfactive. L établissement du lien maternel implique la sécrétion des œstrogènes, mais aussi les stimulations sensorielles chez la mère.
b/comportement reproducteur et avec les congénères : Ces résultats, ainsi que la connaissance des mécanismes du comportement reproducteur peuvent être utilisés pour améliorer l adaptation et le bien-être des animaux dans les conditions de l élevage moderne.
c/Or, dans la vie de l animal, la relation aux congénères est un aspect essentiel. Elle organise la reproduction, l élevage des jeunes et le fonctionnement de tous les groupes.
d/la relation avec l homme :L animal domestique trouve protection et nourriture, mais ses productions sont détournées au bénéfice de l homme. Il occupe ainsi une niche écologique définie par l éleveur.
e/l environnement physique : limitation des déplacements ou contention, logement dans des bâtiments spécialisés, etc. Les relations interindividuelles sont, elles aussi, bouleversées.
f/Elevage intensif et extensif
— Dans l élevage intensif moderne, le milieu artificiel, les conditions de logement, la mécanisation imposent des contraintes nouvelles et parfois accrues.
— L élevage extensif, malgré des conditions apparemment «naturelles» n est pas exempt de problèmes. Une utilisation inadéquate du pâturage peut dégrader profondément le milieu, l animal peut ne pas réussir à survivre à des conditions climatiques difficiles, etc.
Exemple : cas chez les ovins
Les mécanismes sensoriels et physiologiques en ont été étudiés en détail chez les Ovins. Au sein du troupeau le lien exclusif qui associe la mère à son petit se manifeste aussitôt : elle repousse, souvent avec violence, un agneau étranger. La formation du lien mère-jeune repose sur l’identification individuelle du jeune par son odeur.
La motivation maternelle et ses mécanismes : Jusqu’ à l approche de la mise bas, la brebis est indifférente ou même agressive envers un agneau nouveau-né. L apparitions de la motivation maternelle est associée à l équilibre hormonal qui caractérise la parturition (démontré que la sécrétion massive d œstrogènes qui se produit à ce moment en est une condition essentielle.
La mère n’est pas sélective au moment de la naissance, mais elle le devient très rapidement, en moins de deux heures. Cependant, lorsqu' elle ne peut pas avoir de contact avec son agneau nouveau-né, sa capacité de réaction maternelle disparait rapidement
Comportement maternel chez d’autres espèces animales
— La capacité de production de la vache ou de la chèvre laitière n est que peu ou pas modifiée et peut être exploitée aisément. Le jeune établit un lien avec les individus avec qui il est en contact lors de ses premiers jours. Pour réaliser une adoption, la précocité est donc un facteur critique pour les ruminants, ainsi que les manipulations des signaux olfactifs. En revanche, elle est plus aisée et peut être plus tardive chez la truie. Chez les oiseaux l apparition du comportement de couvaison pose des problèmes importants pour la production d œufs
Les relations sociales
— Les animaux domestiques vivent en permanence en groupes. Chez les ongulés sauvages, l unité de base est constituée par un groupe de femelles d origine matriarcale.
— Les mâles y sont associés d une manière beaucoup plus lâche et forment souvent des groupes indépendants.
— A) Facteurs généraux : Chez tous les animaux, il existe une distance minimum sinon la présence d un congénère est considérée comme une agression et entraîne des menaces, coups ou combats ou individuels .Par ailleurs, chez des espèces qui vivent en permanence en groupes, les occasions de conflit sont nombreuses : accès à l aliment, à un lieu de gîte, à un partenaire sexuel, etc. Elles sont résolues par l existence d une hiérarchie sociale qui assure la solution non violente des conflits.
— B) Fonctionnement du groupe social: L’observation d un groupe d’animaux met en évidence l existence de relations de dominance-subordination entre tous les individus .L étude des mécanismes neuroendocriniens de ce phénomène et son déterminisme génétique est entreprise
La plupart des situations de conflit - compétition alimentaire, sont résolues par de simples menaces, ou un évitement spontané du subordonné. Les coups sont rares et les véritables combats exceptionnels. Dans une situation de compétition, en l absence de manifestations agressives, la seule présence du dominant suffit donc à maintenir à distance le subordonné.
La modification des groupes entraîne des perturbations résultant de l établissement de la hiérarchie. La stabilité des groupes d élevage est donc un facteur favorable. Dans le cas des oiseaux, il est possible de définir une taille optimale du groupe - quelques individus seulement permet l établissement d une hiérarchie stable et évite combats et blessures.
Lorsqu’ il s agit d un groupe d animaux réunis depuis la naissance, les relations de dominance-subordination apparaissent approximativement lors de la puberté chez les femelles.
Cependant, en ce qui concerne les mâles, leur apparition est beaucoup plus tardive, souvent après l âge de deux ans. Les relations de dominance-subordination n expliquent qu une partie de l organisation d un groupe d’animaux : celle qui concerne la solution des conflits.
Lorsque des jeunes Bovins femelles sont élevés ensemble, ils établissent entre eux des liens qui persistent à l âge adulte et se manifestent par une association étroite et une grande tolérance en situation de compétition; Les relations sociales sélectives qui s établissent au cours du développement permettent la constitution de groupes stables et tolérants dans les compétitions.
C/La reproduction Chez les ongulés domestiques
Les mâles et femelles ont une structure sociale relativement indépendante.Il n existe pas de lien permanent entre eux, leur rencontre est limitée à la période de l activité sexuelle. Lors de la période de reproduction, une recherche mutuelle du partenaire sexuel a lieu. Elle donne lieu à compétition entre les mâles, tandis que les femelles se rassemblent en harems temporaires autour des dominants. Les phénomènes de la reproduction se déroulent normalement chez des sujets des deux sexes isolés ou élevés en ségrégation sexuelle. Un environnement social appauvri lors du développement - isolement, absence de contact avec des femelles - peut, dans certains cas, apporter un léger retard dans la mise en place de l activité sexuelle du jeune mâle
Le comportement sexuel des espèces d ongulés domestiques est caractérisé par la facilité de mise en œuvre des réponses reproductives, et l indépendance qu elles présentent par rapport aux facteurs sociaux : absence de liens sélectifs chez les adultes, et développement des capacités comportementales indépendant de l environnement social. Ces résultats sont utilisés pour gérer la reproduction artificielle des mammifères : collectes de semence, détection d œstrus. Ils peuvent aussi être appliqués en élevage extensif pour optimiser l utilisation des reproducteurs.
Enfin, les interactions socio-sexuelles (effet mâle) permettent de disposer de méthodes «naturelles» de maîtrise et de synchronisation de la reproduction. Chaque type de production constitue une niche écologique particulière. Par exemple, la recherche d une production laitière comporte des contraintes spécifiques dans le domaine du comportement maternel.
D/Domestication et évolution des capacités adaptatives des races (caille)
Deux types de comportements semblent mal adaptés dans les conditions de l élevage : les réactions de peur et les conduites agressives. Par rapport à leurs congénères sauvages, les animaux domestiques se révèlent à la fois très calmes, peu émotifs et très tolérants envers leurs congénères.
L’hypothèse de la possibilité d une évolution adaptative de ces comportements (modèle de la caille) L une porte sur la motivation sociale, l autre sur la réactivité émotionnelle.
— Ces deux caractères répondent facilement à la sélection
Domestication et évolution des capacités adaptatives des races (bovines)
Des animaux de deux races bovines : la Frisonne, spécialisée dans la production laitière, et la Salers, race rustique peu spécialisée, ont été comparées .Dans les conditions de l allaitement artificiel, les veaux frisons isolés apparaissent dès la naissance plus vigoureux Ils ingèrent en plus grande quantité le colostrum, ce qui est essentiel pour leur survie, et consomment plus d aliments solides. Au contraire, l’allaitement naturel et en vêlage en plein-air, les Salers réagissent mieux que les Frisons mais elles refusent activement de «donner leur lait» ce qui conduit à une baisse importante par rapport à leur production potentielle.
Domestication et évolution des capacités adaptatives des races (poules)
La sélection sur la performance a entraîné des changements dans les réactions comportementales. Les poules modernes produisent davantage en batterie qu en liberté alors que le contraire était vrai avec les souches disponibles voici trente ans.
— Il est possible d imaginer introduire des paramètres de comportement dans les critères de sélection pour un type donné de production.
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2-LE BIEN-ÊTRE DE L ANIMAL
Définition du bien être animal
— Le bien-être animal fait référence à « la qualité de vie telle qu’un animal individuel en fait l’expérience ». Le bien-être animal au sens large englobe non seulement la santé et le bien-être physique de l’animal, mais aussi son bien-être psychologique et la possibilité d’exprimer les comportements importants propres à son espèce. Le bien-être peut être décrit comme satisfaisant si les animaux sont en bonne santé physique et psychologique, se sentent bien et ne souffrent pas, selon les Cinq Libertés.
Les Libertés pour le bien-être animal
— Ne pas souffrir de la faim ou de la soif – accès à de l'eau fraîche et à une nourriture adéquate assurant la bonne santé et la vigueur des animaux.
— Ne pas souffrir d’inconfort – environnement approprié comportant des abris et une aire de repos confortable.
— Pouvoir exprimer les comportements naturels propres à l’espèce – espace suffisant environnement approprié aux besoins des animaux, et contact avec d’autres congénères.
Poules pondeuses élevées en batterie ; «des millions de poules sont incarcérées à vie dans des cages minuscules où elles ne peuvent ni dormir ni étendre les ailes
En France, 50 millions de poussins mâles sont tués chaque année au broyeur (ou gazés); aux États-Unis, la plus grande usine de poules pondeuses en tue 30 millions par an
Les animaux sont intelligents et capables de ressentir des émotions telles que la peur et la douleur ainsi que le plaisir et le bonheur.
Les bovins: Ont des compagnons préférés et sont capables de se rappeler jusque 50 à 70 individus.
Les veaux sont capables de reconnaître à leur visage les personnes qui s’occupent d’eux Manifestent de l’excitation lorsqu’ils résolvent un problème. Semblent conscients des émotions des autres, par exemple en mangeant moins si leur compagnon est stressé. Jouent avec leur mère dès l’âge de quelques jours seulement.
Les poules : Peuvent contrôler leurs émotions et sont capables de manifester une frustration émotionnelle. Lorsqu’elles souffrent, choisissent de consommer une nourriture moins attrayante contenant des analgésiques. Utilisent le soleil pour se repérer dans des environnements complexes. Sont capables de négocier des labyrinthes pour obtenir l’accès à des bains de poussière ou à un nid. Se servent de leur mémoire pour trouver de la nourriture à l’âge de deux semaines.
Communiquent au moyen de signaux sonores représentatifs évoquant le « langage ».
Le bien-être de l animal d élevage et la relation homme-animal
Pour évaluer les conditions d entretien de l animal d élevage, la première démarche est une recherche d objectivité : il convient donc d éviter l’anthropomorphisme qui consiste à prêter à l animal des réactions qui seraient les nôtres.
La base de l évaluation est alors constituée par la connaissance des comportements exprimés dans des conditions optimales. En pratique, cependant, chaque système d élevage implique des contraintes dont l importance et les conséquences doivent être estimées.
Les critères du bien-être
Les critères du bien-être de l animal d élevage sont multiples. Le premier, et le plus évident, est l intégrité physique de l animal : absence de blessures ou de lésions diverses qui pourraient résulter de conditions de logement ou de contention inadaptées. La présence de perturbations dans les comportements traduit une inadaptation.
Les perturbations
Il peut s agir de stéréotypies (mouvements répétés) mais aussi de perturbations dans les rythmes d’activité, dans les postures. Les réactions de peur ou de douleur sont facilement détectables, il est plus difficile de mettre en évidence une situation de stress chronique qui n apparaîtrait que par des mesures physiologiques fines (dosages hormonaux par exemple).
La notion de confort
La notion de confort ou de préférence peut être mesurée objectivement par des épreuves de conditionnement opérant : l animal est mis en situation d exprimer son choix pour un type de logement, un aliment, etc. Si elles paraissent séduisantes, ces techniques ne peuvent être utilisées sans précautions. Par exemple, une limitation de la consommation spontanée est souvent nécessaire à la santé de l animal.
Notions de confort/inconfort
Par ailleurs, les choix dépendent souvent de l expérience : si l on propose à des poulets le choix entre un sol de grillage ou de sciure, ils choisiront le type de sol sur lequel ils ont été élevés. Enfin, il importe de quantifier la notion de confort/inconfort. Pour ce faire, des épreuves demandent à l animal d effectuer une certaine manœuvre, par exemple d appuyer nombre de fois sur un levier, pour obtenir une «récompense». En faisant varier la quantité de «travail» demandé au sujet, il est possible de mesurer l importance pour l animal de la récompense qu il peut en obtenir. C est ainsi que peuvent être estimés les besoins en longueur de mangeoire ou en espace disponible pour des poules en cages. Cependant, l élevage ne se limite pas aux interactions de l animal avec son environnement. Un bon éleveur réussira, même dans des conditions difficiles, à entretenir des animaux équilibrés et en bonne santé, tandis qu un mauvais ne mettra pas à profit les meilleures installations.
Rôle de l éleveur
L évaluation d un système d élevage ne peut se faire valablement qu en prenant en compte ce facteur. Pour cela, l approche de type épidémiologique, qui prend en compte l interaction de tous les facteurs, y compris le rôle de l éleveur, est seule capable d apporter une solution. C est par une telle approche que pourront être déterminés avec sécurité les problèmes posés par un système d élevage. Les contraintes sont sans doute plus évidentes en élevage intensif : limitation de l espace, isolement, mais elles sont également présentes dans les conditions «naturelles» de l extensif : prédation, aléas climatiques, parasitisme.
Bien traiter un animal, ça consiste en quoi
— Bien traiter un animal, c'est assurer sa santé sans négliger son bien-être.
— En tant que propriétaire ou gardien d’animaux de compagnie ou d'animaux d'élevage et de loisir, sachez qu'un animal doit en toute circonstance :
— recevoir de l’eau et de la nourriture en quantité et en qualité suffisantes pour subvenir à ses besoins
— être gardé dans un habitat convenable et salubre
— obtenir les soins de santé appropriés quand il est blessé, malade ou souffrant
— être transporté convenablement dans un véhicule approprié.
— En aucun cas, un animal ne doit être soumis à des abus ou à des mauvais traitements qui peuvent affecter sa santé. Il est important, notamment, d'apporter une attention toute spéciale à son bien-être pendant les périodes de température extrême.
Le coût de la production
Le niveau de contrainte a des conséquences sur le coût de la production souvent importantes. La définition du niveau de contrainte acceptable est, en fin de compte, un choix de société face au coût des produits alimentaires. Les études de comportement fournissent des instruments de mesure, mais ne peuvent permettre de prendre la décision définitive et permettent de quantifier le niveau des contraintes appliquées à l animal, contraintes qui existent tant en élevage intensif (limitation de l espace...que dans les conditions naturelles (climat, prédateurs...)..
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3-ADAPTATION AUX CONDITIONS CLIMATIQUES
Tout être vivant est caractérisé par ses capacités d’adaptation qui assurent sa survie, sa pérennité et sa reproduction. Cette adaptation de l’organisme aux conditions du milieu se fait grâce à trois modes : l’éthologie, la physiologie et la morphologie. L’adaptation physiologique correspond à la régulation interne répondant essentiellement aux variations climatiques. L’adaptation morphologique est la plus visible, elle modifie l’ensemble de l’organisme.
VALENCE ECOLOGIQUE
Chaque organisme possède des capacités différentes à s’adapter à un ou plusieurs milieux. On parle de valence écologique. Une espèce qui supporte de faible variation de milieux est une espèce sténoèce alors qu’une espèce qui peut supporter de fortes variations est dite euryèce. La sensibilité des espèces à un facteur (température,…) dépend non seulement du lieu d’origine de l’espèce mais aussi du stade de développement (les jeunes étant généralement plus sensibles que les adultes)
LES ADAPTATIONS AUX TEMPERATURES EXTREMES
Pour combattre les températures extrêmes, et récupérer et conserver l’eau (maintien de l’équilibre osmotique et hydrique), les animaux des déserts chauds adoptent des stratégies diverses. Au delà d’une température de 50°C les animaux ne sont plus en mesure de réaliser leur cycle. Les conditions climatiques des déserts nécessitent, donc, des adaptations de l’organisme tant sur le plan comportemental que sur le plan morpho-physiologique et moléculaire.
Cas des ectothermes.
Dont la température interne dépend des conditions thermiques externes, c’est à dire qu’il ne peut pas réguler sa propre température. L’animal peut agir soit en limitant les gains de chaleur, soit en favorisant les pertes. La limitation des gains de chaleur peut se faire par limitation des apports caloriques provenant des radiations et de la conduction ou par diminution de la production endogène (thermogenèse métabolique). La plupart des animaux ectothermes tendent à se soustraire au rayonnement du soleil en menant une vie crépusculaire ou nocturne
Cas des endothermes
L’animal régule sa température intérieure. En produisant de la chaleur essentiellement grâce au catabolisme ou en perdant par conduction thermique, rayonnement ou évaporation. La thermogénèse métabolique ne peut descendre au dessous du seuil du métabolisme basal, la dissipation de chaleur est peu efficace et la conduction thermique joue en sens inverse, donc l’unique possibilité de maintenir l’homéothermie et la perte par évaporation. La transpiration (chez quelques groupes de mammifères seulement) Ex : Dromadaires
Modes de rafraichissement
Le halètement qui permet un refroidissement très localisé au niveau des muqueuses de la cavité bucco-pharyngée, facilite également le refroidissement du système nerveux central (les carotides se ramifient avant de pénétrer dans l’encéphale et traversent un sinus veineux alimenté par un sang refroidi au niveau de la paroi des fosses nasales). Ex : Gazelle
Sécrétion d’une salive surabondante que l’animal étale sur son pelage par léchage. Son évaporation notamment par le vent, fait diminuer la température du corps. Ex : Gerbille,
Les mécanismes responsables des pertes en eau.
L’évaporation trans-tégumentaire : elle dépend de la surface à travers laquelle elle s’effectue, de la température, du degré d’hydratation et des mouvements d’air du milieu extérieur.
Les échanges respiratoires : la surface d’échanges est grande et de faible épaisseur, les échanges gazeux nécessitent en outre qu’elles aient un état d’hydratation élevé.
Approvisionnement en eau.
Les deux seules sources d’eau sont l’eau alimentaire et l’eau métabolique.
L’eau alimentaire : Les animaux qui nécessitent un apport régulier et important d’eau sont obligés de venir régulièrement s’abreuver à un point d’eau. Ex : la gazelle
Certains animaux ont la possibilité de prolonger un jeûne hydrique qui peut aboutir à une déshydratation de près de 30%.Ex : le dromadaire.
D’autres espèces déserticoles sont capables de ne pas boire, elles utilisent l’eau contenue dans les aliments qui varie de 60-70% (chez les carnivores) à 80-90% (chez les herbivores).
Chez les carnivores, la source ne manque quasiment pas.Ex : Fennec, Squamates et arthropodes prédateurs (scorpions)
Pour les herbivores, il n’est pas rare de ne trouver que des végétaux relativement secs, les antilopes évitent le problème en ne se nourrissant que la nuit pendant laquelle les plantes déshydratées s’imbibent de l’humidité atmosphérique qui a augmenté de près de 40% par rapport au jour.
Les stratégies morpho-anatomiques
Imperméabilisation du tégument. : Chez certains arthropodes terrestres : les dépôts de chitine et de protéine tannée sur l’exo cuticule donnent au tégument une excellente imperméabilité à l’eau.Chez les vertébrés amniotes : contrairement à celui des vertébrés à peau nue le tégument des amniotes confère une excellente isolation contre l’évaporation.
Protection des échanges respiratoires. : À l’intérieur des organes respiratoires, l’air est maintenu dans un état proche de la saturation pour éviter les pertes par évaporation au niveau de l’épithélium.
Phénomène de Régulation :Régulation des communications avec l’extérieur comme chez le scorpion chez lequel les gaz sont renouvelés par diffusion simple pour éviter une dissipation importante de vapeur d’eau.
Aménagement des voies respiratoires. Les voies aériennes des espèces xérophiles fonctionnent comme un échangeur de chaleur à contre courant qui refroidit suffisamment l’air expiré pour que l’eau qu’il contient se condense et qu’elle soit réabsorbée par les muqueuses Ex : Le dromadaire est capable de rejeter un air non saturé.
Les stratégies Physiologiques : Elles se font autour de la fonction d’excrétion .le développement d’une excrétion de type uréotélique voir uricotélique. Chez les oiseaux et les mammifères déserticoles, l’extrême longueur de l’anse de Henley de chaque néphron permet la formation d’une urine extrêmement concentrée dont la pression osmotique est supérieure de 15 à 20 fois à celle du plasma.
Les stratégies comportementales. : Comme dans le cas des problèmes posés par de fortes températures les animaux qui n’ont pas migré vont soit s’enfouir pendant les heures les plus sèches et ne sortir que quand l’humidité relative de l’air augmente, c’est à dire pendant la nuit, soit rentrer en vie ralentie pour éviter la déshydratation : c’est l’estivation Ex : Gerboise,
Les stratégies comportementales en temps de froid
Par temps froid, les animaux ont également besoin de manger davantage pour faire face.
Les animaux devraient tous pouvoir accéder à un abri, naturel ou bâti, et choisir s’ils veulent s’abriter ou non. Bon nombre de bovins passent tout l’hiver à l’extérieur sans rencontrer aucune difficulté. Mais on peut dire que la situation devient critique aux environs de -8°, même pour les races les plus résistantes.
Les moutons sont naturellement adaptés pour supporter des très basses températures, mais leur résistance au froid dépend de plusieurs facteurs : la race, l’âge, l’état de chair, l’état du pelage, etc. Le facteur le plus déterminant est sans doute l’état du pelage. Un mouton qui a une épaisse toison et qui est protégé de l’humidité pourra sans difficulté supporter des températures qui descendent en dessous de –15°. Un mouton qui vient d’être tondu, au contraire, doit être protégé du froid.
Les équidés peuvent généralement supporter des températures bien en dessous de 0°C. Ils supportent très bien un froid sec. La fermentation des aliments dans leur gros intestin dégage de la chaleur qui les aide à affronter le froid. Les chèvres sont bien moins armées pour affronter le froid que les bovins ou les moutons. Leur pelage est très fin et peu dense, et elles ne disposent que d’une très fine couche de graisse sous la peau. Elles pourront toutefois supporter des basses températures si elles y ont été habituées et si le froid s’installe progressivement. La plupart des animaux sauvages n’ont pas la capacité de migrer vers un pays plus chaud et sont obligés de rester sur place et de subir l’hiver.
l’hibernation ou le changement d’alimentation : Il existe deux méthodes : l’hibernation ou le changement d’alimentation l
L’hibernation ne correspond pas à un sommeil de l’animal mais plutôt à un ralentissement général de son métabolisme qui dure plusieurs jours ou plusieurs semaines. Les graisses stockées avant la saison froide vont lui permettre d’avoir de l’énergie tout au long de l’hiver. Mais d’autres animaux n’ont pas non plus cette chance, ils sont donc obligés de s’adapter et de changer leur alimentation. C’est ce que fait l’écureuil, fait des réserves, il entasse graines de conifères, des noisettes ou des glands dans les arbres ou dans le sol. Tout au long de l’hiver il retrouvera ses cachettes pendant ses recherches de nourriture.Plus une fourrure est épaisse, plus elle est efficace La fourrure la plus efficace est celle du renard arctique qui est plus courte, mais bien plus touffue.
S’isoler par une couche de graisse : Les mammifères marins vivent essentiellement dans l’eau.
Pour s’isoler du froid, ils s’entourent alors d.une couche de graisse qui peut atteindre jusqu’à 45cm chez la baleine.
Cette réserve de graisse va jouer deux rôles :
- Elle protège directement du froid, à la manière d’un manteau.
- Elle constitue une réserve d’énergie qui permet à la baleine de se passer longtemps de
nourriture. La baleine à bosse peut ainsi rester sans manger pendant les 6 mois d’hiver !
Le changement climatique
Le changement climatique bouleverse les habitudes de vie sur la planète, ce qui augmente considérablement l'extinction d'espèces, la migration et les changements de comportements.
Le changement de climat force les animaux à migrer pour leur survie.
Toutefois, les recherches ont démontré que la plupart des espèces d'animaux ne sont capables de migrer qu'à un dixième de la vitesse nécessaire à l'adaptation au changement climatique induit par l'humain. Des études récentes montrent que les ours polaires de certaines régions ont vu leur poids diminuer d'un tiers par rapport à la normale. La dernière génération de phoques a également été jugée beaucoup plus mince que la normale.
Le rythme de disparition des espèces est aujourd’hui et pour les prochaines décennies 1 000 fois supérieur par rapport au rythme naturel. Cette accélération est due principalement à la pollution et la destruction des habitats naturels ; le réchauffement climatique, l’introduction d’espèces exogènes, la surpêche et la sur chasse
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PROGRAMME
I-Etiologie
1-Relations inter individuelles
2-Bien-être de l’animal d’élevage
3-Adaptation aux conditions climatiques
II-Conduite sanitaire des animaux (préventive-curative)
III-Hygiène et prophylaxie
1- Hygiène des bâtiments (étables, autres bâtiments)
2-Hygiène des animaux d’élevage
3-Hygiène du matériel
4- Hygiène du vêlage
VI-Pathologies des principales productions animales
v 1-Brucellose, 2 Tuberculose, 3 Charbon,
v 4 Météorisation, 5 Fièvre vitulaire, 6 mammites,
v 7- Maladies parasitaires internes,
v 8 Maladies parasitaires externes, 9 Clavelée, 10 Entero-toxémies
V-Infection et moyens de lutte
VI-Législation sanitaire
1-Lait
2-Viande
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